Druss est une légende.
Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d'une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort.
Dros Delnoch est une forteresse.
C'est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l'Empire drenaï. C'est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l'envahisseur nadir.
Et le vieux guerrier est son seul espoir. Un demi-million d'envahisseurs face à quelques milliers de guerriers retranchés dans une forteresse. Druss et sa hache feront-ils la différence ?
Gemmell est l'un des grands noms de la Fantasy, mais étrangement, je n'avais pas encore lu une de ses oeuvres. J'ai profité de son arrivée sur Audible pour écouter ce livre.
Comme toujours, lorsque je chronique un livre audio, je commence par la voix qui porte le récit. Nicholas Planchais fait un extraordinaire travail. Il donne vie aux personnages, aux situations, sait merveilleusement bien faire ressortir l'humour présente dans l'histoire. Très très agréable à écouter.
Druss est un guerrier de légende, que tout le monde connais, dont tout le monde raconte les exploits. L'homme à la hache n'a jamais été vaincu. Il a l'habitude d'affronter la mort et de lui faire mordre la poussière.
Dross Delnoch est une forteresse imprenable, qui protège le seul accès à l'empire Drenaï. Seulement, l'empire en paix depuis longtemps n'a pas assez de soldats pour peupler ses murs.
Les Nadirs, guerriers des steppes, se sont unifiés derrière une seule bannière. Leur chef accumule les victoires. Et ses cinq cent milles hommes marchent vers Dross Delnoch. Cinq cent mille contre une poignée. La forteresse ne peut pas tenir. Elle fait donc appel à Druss, mais le guerrier n'est pas un général et sa hache ne sera peut-être pas suffisante pour contenir la horde.
Gemmell revisite la Fantasy en y incorporant les codes du western. Nous sommes à Alamo et Druss joue le rôle de Davy Crockett.
L'auteur d'une plume acérée et efficace nous présente d'abord les personnages, par petites touches. On s'attache très vite à eux. Inexorablement, il nous conduit vers le siège de la forteresse qu'il décrit comme perdu d'avance. La tension monte, lentement. Druss nous permet de mettre en lumière les personnages, les moments de bravoure, l'héroïsme (le grand comme l'ordinaire). J'aime beaucoup l'humour qui se dégage du texte et j'ai ri toute seule dans ma voiture.
Quelques défauts, tout de même. Une relation entre Rek et Viraë parfois peu crédible et trop fleur bleue. Un peu trop de machisme, malgré Viraë (c'est une guerrière). Une fin qui use et abuse du Deus ex machina.
Malgré tout, j'ai beaucoup aimé.
Ma Note 4/5 (Un peu bourrin)
Le tome 2 des Larmes des Aëlwynns (Le Dernier Mage) est enfin entre les mains de mon correcteur, dont j'attends le retour avec l'impatience que vous devinez.
Ensuite, je prendrai en compte ses remarques, puis je m'occuperai de la mise en page de la version papier, ainsi que de la version numérique.
J'ai hâte de vous annoncer que "Le dernier mage" est disponible.
En attendant, j'ai commencé à écrire le tome 3 des Larmes des Aëlwynns. Comme toujours, écrire les premières pages d'une suite est un exercice délicat. Il faut prendre en compte les tomes précédents, rappeler les événements, tout en faisant avancer l'histoire.
Seulement, après deux chapitres, je comprends que je dois impérativement réaliser une carte de Varydaïn (la capitale) et une du palais. J'ai terminé ces deux dessins hier, je peux donc recommencer l'écriture.
Mon illustrateur m'a également annoncé qu'il allait être overbooké à partir de novembre. Il m'a donc proposé de dessiner immédiatement la couverture du tome 3. J'ai bien évidemment accepté. Heureusement, j'avais déjà réuni la plupart des éléments pour ce nouveau dessin. J'ai hâte de découvrir ce qu'il va me proposer.
A bientôt !
Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu'on le connaît, sont les deux reflets déformés d'une même réalité.
Enora est unique : elle peut traverser d'un monde à l'autre. Lorsque sa famille est brutalement décimée par des assassins masqués, elle se réfugie au seul endroit où ses poursuivants ne peuvent l'atteindre. Au royaume d'Ombre, sur la terre de ses ancêtres. Là-bas, Ravenn, une princesse rebelle, fait son retour après neuf ans d'exil passés à chasser les dragons du grand sud. Sa mère, la reine, est mourante. Ravenn veut s'emparer de ce qui lui revient de droit : le trône d'Ombre. Et elle n'est pas la bienvenue.
Deux monde imbriqués. Deux femmes fortes, éprouvées par la vie. Deux destins liés qui bouleverseront la tortueuse histoire du royaume d'Ombre...
Après avoir lu "Les illusions de Sav-Loar" de la même auteure, j'ai eu envie de connaitre la genèse de cette histoire.
Un très beau début en compagnie de Ravenn qui joue les chasseuses de dragon à l'autre bout du monde. Elle reçoit alors une lettre lui annonçant la grave maladie de sa mère. Elle doit rentrer.
Je comprends alors que l'histoire de ce livre va se situer dans le même temps que la fin "des illusions de Sav-Loar" et j'avoue ne pas avoir apprécié cette surprise.
Nous changeons de lieu et de personnage. Nous sommes dans notre monde. Enora et son frère jumeau vont fêter leur vingt ans. Cette plongée en urban fantasy est poussive. Je n'ai pas ressenti le moindre intérêt pour cette jeune femme qui passe son temps à se plaindre sans agir.
Poursuivie par des tueurs mystérieux, elle est sauvé par deux frères. C'est très très classique comme situation. Ils lui apprennent qu'elle est une passeuse (alors que les passeurs ne sont que des hommes). Elle a le pouvoir d'ouvrir un passage entre notre monde et celui d'ombre.
Les trois jeunes gens franchissent donc cette porte et débarque en ombre, univers médiéval qui ne leur pose aucun problème d'adaptation.
Le récit est assez poussif, les héros sans intérêts, à part Ravenn qui en héroïne badass donne un peu de couleur à l'histoire.
La magie comme la politique de ce monde est survolée. Cela manque cruellement de profondeur. Les personnages ne sont pas assez approfondis, si bien que je n'ai pas vibré ou été inquiète pour eux une seule fois.
J'avais bien aimé les illusions de Sav-Loar, même si je le trouvais pas assez développé. Je n'ai pas vraiment apprécié celui-ci, même si la plume est agréable.
La partie urban-fantasy est trop convenue, l'incohérence de comportement des héros de notre monde dans celui d'ombre et l’inconsistance des personnages nuisent au récit.
Ma Note 3/5 (Peu d'intérêt)
Dans le royaume d'Ombre, les femmes qui possèdent le don sont persécutées. Pour survivre et devenir magiciennes, il leur faut se réfugier dans la cité légendaire de Sav-Loar. Or Bleue se trouve très loin de là lorsque apparaissent ses pouvoirs : elle n'est qu'une jeune esclave entre les griffes d'un seigneur sadique desquelles nul ne s'est jamais évadé. Mais certains de ses compagnons de captivité vont risquer leur vie pour tenter de sauver Bleue, à commencer par Fèl, une beauté farouche qui ne rêve que de liberté. Leur fuite éperdue va précipiter le royaume dans une guerre impitoyable au cours de laquelle Bleue, dont la puissance s'affirme de jour en jour, pourrait bien changer le monde...
J'avais acheté ce livre lors de la Grosse Op de Bragelonne et je me suis lancée. Bon, à la fin, je me suis rendu compte qu'il avait été écrit après les l'héritage des rois passeurs, un peu déçue donc de ne pas avoir lu les livres dans l'ordre.
Comme le dit le quatrième de couverture, dans ce monde, les femmes qui possèdent le don de magie sont poursuivies et exécutées. Nous commençons l'histoire en compagnie de Til'Enarion, un mage masculin, un traqueur qui poursuit une prostituée qu'il a mise enceinte. Il ne la rattrape pas et elle met au monde une petite fille qu'elle abandonne aussitôt.
Des années plus tard, nous faisons connaissances de plusieurs esclaves vendus sur un marché aux esclaves : Fèl (séductrice, très belle, indépendante, près à tout pour survivre), Oreb (un ancien guerrier), Guilhem (un guerrier naïf, épris de justice), Tirriss (une voleuse) et Bleue (une petite fille terrifiée). Ils sont tous conduit chez le Sker Nazar. Il possède un harem où il use des esclaves selon son bon plaisir, avec violence.
Nous suivons de nombreux personnages, sautant d'un point de vue à l'autre. La plume est vive, fluide, très agréable à lire.
Je dois le dire, je frôle le coup de cœur. J'ai tout adoré. Le système de magie (excellent). Les personnages qui savent évoluer au fur et à mesure de l'histoire. Je me suis prise d'amitié pour certains que je croyais détester au début.
Un seul défaut, minuscule... Le livre va trop vite par moment. J'aurais aimé plus de développement sur certains événements.
Ma Note 4,5/5 (Le livre va trop vite)
Carte du Monde du Dessous - couleur
Carte du Monde du Dessous - Noir et blanc
Lorsqu'un Boeing 777 atterrit à l'aéroport new yorkais JFK sans qu'aucun signe de vie n'en émane, Eph Goodweather, un scientifique spécialisé dans les épidémies et les attaques biologiques, est dépêché sur les lieux. A l'intérieur de l'avion, il découvre que tous les passagers sont morts, probablement tués par un étrange virus ou... un monstre non identifié. L'homme fait alors équipe avec un ancien professeur, survivant de l'Holocauste, Abraham Setrakian. Ensemble, ils constituent un petit groupe qui devient rapidement le dernier espoir pour la survie de la race humaine. Des vampires transforment en effet petit à petit la civilisation en un gigantesque buffet. Le sang coule à flots et rien ne semble pouvoir les arrêter...
J'ai découvert cette série par hasard, je me souvenais vaguement d'en avoir entendu parlé et puis, j'ai vu quelle avait été écrite par Guillermo del Toro.
Après tout, une histoire de virus qui transforme les gens en vampires, cela m'a interpellé.
Tout commence dans un avion en vol. Un steward entend des bruits suspects dans la soute. Il ouvre une trappe et quelque chose le happe !
Un peu plus tard, des médecins du HDC (centre de contrôle des maladie) arrivent sur le tarmac de l'aéroport de New-York. Eph Goodweather (interprété par l'excellent Corey Stoll) entre dans l'avion. Tout le monde est mort, sauf quatre personnes) sans aucune effusion de sang.
Ils découvrent aussi un grand coffre en bois sculpté, qui ne devrait pas être dans l'avion.
Alors que tout le monde s'interroge sur cette étrange maladie, un vieil homme se débrouille pour les avertir. Il ne faut, sous aucun prétexte, laissé ce coffre sortir. Abraham Setrakian (David Bradley connu pour ses rôles dans Harry Potter et Game of Thrones) est arrêté, personne ne veut le croire.
On comprend très vite qu'un complot se trame derrière tout ça pour faire sortir le coffre...
Je ne vais pas vous en dire plus, mais le suspens est permanent.
Cette série est interdite au moins de 16 ans (tout à fait normal). C'est sanglant, glauque, sombre... Les héros sont loin (très loin) d'être parfait. Eph est un père divorcé, Abraham a vécu des choses horribles (c'est un rescapé de la shoa) et a fait des choses horribles dans sa traque des strigoï (nom donnés aux "vampires" de l'histoire), etc...
Les méchants sont fascinants. Il y a le maître bien sur, mais surtout son bras droit Thomas Eichorst un ancien nazi, d'une froideur sadique incomparable (joué par l'excellent Richard Sammel) et le richissime humain, Eldrich Palmer (Impressionnant Jonathan Hyde), qui aide les vampires pour un espoir d'immortalité.
L'un des autres points positifs de la série c'est les flash back sur le passé des différents protagonistes qui nous permettent de comprendre plus de choses.
A si, bien sûr, je dois vous parler des "vampires"... Le virus (ou plutôt ver) infecte un hôte humain, le transforme complètement en une créature qui crache un dard par la bouche pour mordre et vider de son sang une proie (qui se transformera). Je vous préviens, c'est très moche. Ces strigoïs sont plus des goules que des vampires style Lestat. Pour les tuer, il faut briser la moelle épinière, donc décapitation, balle dans la tête, etc. Ils sont allergiques à l'argent (le métal) et au soleil qui les brûle. Les strigoïs sont plus des animaux sans réel intelligence, sauf lorsqu'ils sont sous l'influence du maître.
Il y a aussi des vampires plus haut de gamme, a qui l'intelligence est rendue, puis les vampires supérieurs comme Eichorst (qui très très fort et rapide).
Les "goules" donnent une ambiance "Walking Dead" à la série, on ne sait jamais si une bestiole ne va pas les attaquer. Les humains collabos donnent eux un côté "V" à l'histoire.
Le suspens est permanent, l'angoisse aussi, le sentiment d'échec de l'humanité. Pas de super héros, pas de beau gosse attitude.
Bref, je pense que vous avez compris... J'ai a do ré !
Ma Note 5/5 (coup de cœur)